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Pourquoi les filles bougent-elles moins que les garçons ?
En matière d’activité physique, filles et garçons ne sont pas encore sur un pied d’égalité.
En France, 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignent les recommandations d’activité physique, contre 51 % des garçons. Santé publique France constate également une diminution de l’activité physique avec l’âge, notamment après 10 ans. Santé publique France
Cet écart mérite que l’on s’y intéresse, car donner envie de bouger à tous les enfants suppose aussi de comprendre ce qui peut freiner leur envie de pratiquer une activité
physique.
Pourquoi certaines adolescentes décrochent-elles ?
Il n’existe évidemment pas une seule explication.
Une revue scientifique publiée en 2021 s’est spécifiquement intéressée aux freins et leviers à la pratique d’activité physique chez les adolescentes. Elle synthétise huit revues systématiques portant sur les filles âgées de 10 à 19 ans.
Parmi les freins fréquemment retrouvés figurent notamment le manque de temps et le manque de soutien des amis, de la famille ou des enseignants. Les chercheurs soulignent également l’importance de proposer des environnements et des pratiques inclusifs et adaptés aux adolescentes. Revue scientifique : les freins et leviers
D’autres travaux qualitatifs montrent que le plaisir, la motivation, la perception de ses compétences, l’image corporelle, les amis, la famille et les possibilités de pratiquer une activité dans son environnement peuvent influencer l’engagement des jeunes dans l’activité physique.
Donner envie de bouger plutôt que d’imposer un sport
C’est probablement l’un des leviers les plus intéressants.
Tous les enfants ne se reconnaissent pas dans les sports traditionnels ou compétitifs. Pourtant, il existe une multitude de façons de bouger : danser, marcher, faire du vélo, nager, jouer dehors, faire du roller, pratiquer une activité avec ses amis…
L’essentiel est aussi de permettre à chacun et chacune de trouver une activité qui procure du plaisir.
Pour les parents et les professionnels, quelques principes peuvent aider : valoriser l’effort plutôt que la performance, proposer différentes activités, éviter les comparaisons,permettre à l’enfant de choisir et surtout associer le mouvement au plaisir plutôt qu’à l’obligation.
Une revue systématique récente consacrée aux interventions visant les freins à l’activité physique chez les adolescents est d’ailleurs encourageante : parmi les études analysées, une majorité rapportait des effets positifs sur la participation à l’activité physique, notamment lorsque les interventions travaillaient sur les obstacles psychosociaux, psychologiques et comportementaux. Revue scientifique : la perception des adolescents eux-mêmes
Notre défi collectif n’est donc peut-être pas seulement de demander aux enfants de « faire plus de sport », mais de leur permettre de découvrir leur propre façon d’aimer bouger.
Parce que bouger, c’est aussi jouer, partager, découvrir et prendre confiance en soi.
60 minutes par jour : pourquoi nos enfants ont besoin de bouger
Courir, sauter, marcher, danser, faire du vélo, jouer dans le jardin… Bouger fait naturellement partie de la vie d’un enfant. Pourtant, les données disponibles montrent qu’une part importante des enfants et adolescents ne bouge pas suffisamment au quotidien.
En France, seulement 33 % des filles et 51 % des garçons âgés de 6 à 17 ans atteignent les recommandations d’activité physique. L’activité diminue également avec l’âge, avec une baisse particulièrement visible après 10 ans, au moment de l’entrée au collège. Santé publique France
Combien de temps un enfant devrait-il bouger ?
Pour les enfants et adolescents de 5 à 17 ans, les recommandations internationales préconisent en moyenne au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue, principalement d’endurance. Des activités plus intenses ainsi que celles qui renforcent les muscles et les os doivent également être pratiquées régulièrement.
Ces recommandations reposent sur un ensemble important de travaux scientifiques. Une synthèse réalisée pour l’élaboration des recommandations de l’OMS a notamment analysé 21 revues systématiques. Les données montrent que davantage d’activité physique et des activités d’intensité plus élevée sont associées à différents bénéfices pour la santé des enfants et adolescents. Recommandations de l’OMS
Bouger ne veut pas forcément dire faire du sport
C’est un message essentiel pour Kid’z en Forme. L’activité physique ne se limite pas au sport organisé.
Aller à l’école à pied, promener le chien, jouer au ballon, prendre les escaliers, faire du vélo, danser dans sa chambre ou courir avec ses copains : toutes ces activités mettent le corps en mouvement.
L’objectif n’est donc pas de transformer tous les enfants en sportifs, mais de multiplier les occasions de bouger au cours de la journée.
Et si on commençait simplement ?
Les habitudes se construisent progressivement. Une promenade en famille, quelques minutes de marche supplémentaires, un jeu actif après l’école ou un trajet effectué à pied sontdéjà des occasions de remettre du mouvement dans le quotidien.
Chez Kid’z en forme : “on est tous fait pour bouger et chaque mouvement compte !